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Comment gagner au LOTO : Peut-on Vraiment Gagner avec l’IA ?
Et si l’IA n’était qu’un nouveau mirage dans la quête du gain facile ? Alors que les articles vantant des algorithmes « miracles » pour gagner au LOTO se multiplient, je vous propose une analyse terre-à-terre, entre probabilités, bon sens et désenchantement numérique.
Le fantasme algorithmique autour des loteries
Un nombre impressionnant d’articles pullulent ces derniers temps sur des étudiants, des ingénieurs, des génies anonymes qui auraient trouver des algorithmes ou des modèles d’IA leur ayant permis de gagner au LOTO ou à d’autre systèmes de loterie.
Le dernier article à ce sujet que j’ai lu prenait le LOTO national français, pour ceux qui ne le connaitrait pas voilà le principe :
Petit rappel des règles et des probabilités du LOTO
On doit trouver 5 numéros allant de 1 à 49 et un numéro étoile allant de 1 à 9.
Le nombre total de combinaisons possibles, si mes calculs sont bons, est de 17 161 956.
La probabilité est donc de 0,0000058%
L’illusion statistique : peut-on vraiment prédire l’aléatoire ?
Partant de cet état de fait la probabilité de trouver la bonne combinaison permettant de remporter les gains maximums est extrêmement faible.
La méthode de tirage est la suivante les boules de 1 à 49 tournent dans une sphère et sortent de manière aléatoire, on considère en effet que toutes les boules sont de même dimensions et de même poids.
De même pour les boules de 1 à 9.
La probabilité de trouver le numéro étoile est donc plus importante la sphère ne contenant que 9 boules.
Pour les numéros de 1 à 49, les probabilités augmentent au fur et à mesure du tirage de pouvoir trouver un numéro, logique le nombre de boules diminue.
On pourrait donc élaborer un système où on prendrait en compte les numéros qui sortent le plus souvent pour en déduire une sélection plus restreinte des numéros suivants.
On pourrait automatiser cela avec des algorithmes ou des modèles statistiques, voire des modèles d’IA qui pourraient nous sortir une combinaison avec la plus forte probabilité selon ces critères ou d’autres que nous aurions identifiés comme récurrents, ou que ces modèles auraient identifiés.
L’IA n’est pas une boule de cristal
En théorie on pourrait accepter de telles hypothèses et y croire, en théorie, je ne suis pas statisticien, ni même mathématicien mais les algorithmes, les statistiques et l’IA je connais un peu et je travaille avec quotidiennement.
Or il se trouve que je ne suis pas riche, et que comme beaucoup je n’aurais rien contre le devenir, de manière rapide si possible.
J’ai donc étudier la question et réfléchis au sujet et la conclusion est sans appels.
Pour définir, créer, écrire un algorithme ou un modèle on a besoin de données, ces données doivent pouvoir apporter des éléments révélateurs d’une tendance, d’une récurrence ou tout autre élément permettant d’aboutir à un résultat pouvant s’expliquer et être reproduit en obtenant de meilleurs résultats que le hasard, la chance, le destin ou quelque dénomination qu’on veuille donner à un événement qui ne relève pas d’une démarche intellectuelle, mathématique qu’elle soit informatique ou humaine.
En l’espèce tous les experts, dont je ne suis pas, sont unanimes sur le fait qu’il n’est pas possible de pouvoir prédire le tirage du LOTO de quelque façon que ce soit au delà de forces spirituelles et psychiques dont nous n’avons pas encore la démonstration à ce jour.
C’est mon avis aussi puisque malgré les effets d’annonce de ces articles aucune documentation ni explication n’en ressort.
On peut très simplement aujourd’hui créer un générateur de combinaisons et lui ajouter des paramètres de sélection de numéros suivants des critères, tel numéro sort plus le samedi, tel numéro sort plus en combinaison avec celui-ci, etc…
La vérité est que sur le nombre de combinaisons possibles les statistiques depuis la création de ce système de loterie ne sont d’aucune utilité, pour qu’elles fussent utiles il eu fallu que le nombre de combinaisons ait déjà eu lieu plusieurs fois dans son ensemble et même dans ce cas il n’est pas certain qu’une réflexion humaine ou informatique puisse trouver des schémas reproductibles à l’échelle d’une vie humaine.
Entre foi technologique et marketing du rêve
On se trouve donc, dans les cas de ces personnes ayant, soit disant, développées des méthodes de gains au jeu de loterie, dans un schéma équivalent à celui qui croit que porter sa veste fétiche le fait gagner aux courses de chevaux.
Sauf que cette croyance s’applique à un support technique. Ces personnes ont eues ce qu’on appelle communément de la chance, effectivement elles ont pu augmenter leur probabilité de gains en optimisant leur sélection de numéro mais un résultat équivalent aurait pu être obtenu en tirant 5 cartes numérotées de 1 à 49 et 1 carte parme des cartes de 1 à 9, bien que le tirage de cartes puissent induire un biais visuel de la part du tireur 😉
Conclusion : la vraie puissance de l’IA, c’est de savoir reconnaître ses limites
On pourrait considérer que ces personnes disposent réellement d’un système leur permettant de gagner et ne souhaitent pas le rendre public mais fondamentalement et mathématiquement un tel système n’existe tout simplement pas, il ne s’agit que de contenus destinés à attirer des lecteurs et de potentiels clients pour des sociétés, dans le meilleur des cas, proposant ce genre de service.
Ces systèmes de loterie comme le LOTO lorsqu’ils sont organisés en toute transparence et sans trucages ne répondent à aucune autre loi que celle du hasard.

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